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Switch Trio

“Un swing impressionnant !” — FRANCE MUSIQUE

 

" L’équilibre musical évident du trio est aussi présent dans le choix du répertoire. (...) Leurs arrangements et leurs solos sont du même niveau : capiteux , charpentés, subtils.  (...) Il est facile d’entrer dans l’intimité de ce trio par la porte du jardin. Ils nous font partager une fraîcheur, une simplicité de ton et un plaisir de jouer communicatifs." — P. BAUDOIN

 

"Ce trio séduit d'emblée par sa fraîcheur et sa spontanéité. Sans parler, bien sûr, du talent intrinsèque de ses membres. (...) Un vrai régal" — JAZZ MAGAZINE 

 

"Le trio piano, guitare, contrebasse est au jazz ce que le quatuor à cordes est à la musique classique : l’une des choses les plus difficiles à maîtriser ; l’écoute entre les partenaires doit être à son maximum, l’équilibre des forces atteindre une parfaite balance et l’ego de chacun mis en veilleuse. Mais cette osmose, quand elle est réussie, donne de grandes joies aux participants comme à l’auditeur. Cette formule instrumentale a eu de grands ancêtres, à commencer par le trio du pianiste et chanteur Nat « King » Cole qui d’emblée atteint la plus grande perfection, influençant tous ceux qui le suivront dans cette voie royale : Art Tatum, Oscar Peterson et Ray Charles, notamment. Ces deux derniers n’hésitant pas à copier le King y compris quand ils jouent les crooners. Sans oublier le premier trio d’Ahmad Jamal et des expériences ponctuelles de Lennie Tristano, Carl Perkins et Roger Kellaway. Tous ces leaders sont des pianistes. Une seule exception : le trio du guitariste Tal Farlow avec le fantastique pianiste Eddie Costa.

 

Curieusement, depuis les années 1960, peu de jeunes musiciens ont repris cette trilogie particulière à leur compte. D’où l’intérêt de ce disque qui renoue de belle manière avec une tradition que l’on croyait perdue.

Fred Nardin définit simplement le projet « comme un écho aux grands trios qui me font rêver, tels ceux de Nat King Cole ou d'Oscar Peterson ». Pari réussi, l’écho en question n’étant pas celui de la mode, ni de la copie, mais celui d’un jazz qui, s’il est jeune, garde la mémoire de ses racines : swing et sens du blues, deux éléments nobles.

 

L’équilibre musical évident du trio est aussi présent dans le choix du répertoire : quelques standards connus ou moins connus retricotés, revigorés, mêlés à de belles compositions originales de Maxime Fougères et de Fred Nardin qui les ancrent plus dans le présent. Leurs arrangements et leurs solos sont du même niveau : capiteux, charpentés, subtils.

 

 

À remarquer une composition d’un pianiste peu connu : Dan Nimmer qui est le swinguant partenaire actuel de Wynton Marsalis. Vous reconnaitrez peut-être les harmonies de Out of Nowhere derrière le thème de 317 East 32nd St. de Tristano.

 

Je termine sur une chose qui m’a vraiment bluffé, car elle démontre une absence de pression, une décontraction, à tout prendre une liberté chez ces jeunes musiciens que beaucoup attendent au tournant. Voilà qu’ils ne sont pas systématiquement dans l’étalage de leur virtuosité, de leur science harmonique. Ils n’hésitent pas non plus à s’éloigner d’une certaine ligne actuelle du jazz. Avec un bel aplomb et un bel entrain, ils jouent Mood Indigo avec les harmonies les plus basiques, sans arrangement, dans un complet dépouillement, sans rien vouloir prouver. Du rarement entendu en disque aujourd’hui : un petit bœuf impromptu et cool comme on en fait chez soi sans contrainte, entre amis, après diner. Ce n’est pas étonnant si ce jazz de chambre a été enregistré « at home », peut-être après un bon dessert? La prise de son ‘faite à la maison’ met particulièrement en valeur la ‘fine rondeur’ de son de chaque musicien.

 

Il est facile d’entrer dans l’intimité de ce trio par la porte du jardin. Ils nous font partager une fraîcheur, une simplicité de ton et un plaisir de jouer communicatifs."

 

Philippe Baudoin